samedi 10 octobre 2009

Le Grand Meaulnes revisité

Tout le monde connaît l'histoire d'Augustin Meaulnes retracée dans le célèbre roman d'Alain Fournier, et racontée par François Seurel, son copain de classe.

Histoire qui se situe dans un petit village de Sologne et amène notre Augustin à se perdre lors d'une escapade, pour arriver enfin dans ce mystérieux domaine où l'on s'apprête à célébrer le mariage de l'enfant du pays, Frantz de Gallais, au milieu d'une fête d'enfants costumés.
Fête qui sera le théatre de la rencontre entre Augustin et Yvonne de Galais qui tomberont foux dingues l'un de l'autre...

Ce que l'on sait moins, c'est que les lieux décrits avec précision par Alain Fournier et les noms de ces lieux ont tous été inspirés par des petits villages typiques du cher et les paysages solognots, mais en brouillant à dessein les pistes pour égarer son lecteur, entre réalité et imaginaire.


Ainsi, l'origine du domaine des sablonières pourrait être revendiqué par nombre de châteaux et gentilhommières de la région qui en regorge, mais s'il en est un qui a certainement inspiré l'auteur, c'est celui de La Chapelle d'Angillon, village ou naquit Alain Fournier.
Ce charmant château abrite d'ailleurs un musée consacré à l'auteur et offre un tendre panorama auquel tous amoureux normalement constitués ne peuvent résister...

D'ailleurs, pourquoi résister ?... Surtout lorsque d'accueillantes bottes de paille complètent le décor et vous invitent à communier avec dame nature.
Mon "Yvonne" ne fut pas longue à se griser de ce parfum d'herbe sèche, prélude à d'autres épisodes champêtres...

mercredi 7 octobre 2009

Hallali au musée

Allons, c'est mal nous connaître que d'imaginer qu'une visite de musée puisse avoir une autre fin que celle-ci... D'ailleurs, en parlant de faim, comment décrire cet appétit qui ne nous quitte jamais, insatiables, gourmands, toujours prêts à en redemander, et jamais rassasiés...

Autant dire que chaque salle visitée était discrètement inspectée pour trouver LE recoin qui abriterait nos inavouables étreintes !
Et puis, le constat fut vite fait : aucune salle n'échappait à l'oeil de ces maudites caméras... Il allait falloir composer avec.

Aussi, quand Sultane revint d'une courte pause, elle ne fut guère étonnée lorsque je lui demandai (très gentiment !) de me dévoiler ces délicieux globes qui aiguisent immanquablement mon appétit.
Ce dont elle s'acquitta de bonne grâce, et même avec un certain empressement... Mais il est des tentations auxquelles on ne saurait résister bien longtemps, et c'est par une habile mise en bouche que Sultane prit vite le contrôle de la situation, bravant définitivement le risque d'être surprise en pleine action.

Mais un musée de la chasse sans apologie de l'hallali ne serait pas très sérieux, et je relevai donc bien vite ma tendre biche qui tenta bien de fuir (oui, je sais, ce n'est pas très crédible, mais comment expliquer qu'elle me tourna le dos sans être vraiment consentante...).
Donc, disais-je, prompt à immobiliser ma proie, je la bloquai dans une encoignure où elle se retrouva cul nu en un tour de main, et fut tout aussi vite embrochée... Et les moeurs un peu rude des chasseurs de prendre le dessus, en besognant sans vergogne cette innocente (!) victime.

Pour être sincère, nous ne nous attardâmes pas en passant devant les deux jeunes filles de l'accueil qui faisaient face aux nombreux écrans de contrôle des caméras...

mardi 6 octobre 2009

Sultane Chasseresse

Mais nooooon... Ce rideau rouge n'est pas de ceux qui marquent l'entrée des sex shops !
Bon, OK, cela nous est arrivé, mais il n'y a pas que le sexe dans la vie (quoique...). Il y a aussi la Culture, les visites de musée, comme ce somptueux musée de la chasse découvert au hasard de nos étapes improvisées.
C'est dans un imposant et magnifique château que se trouve ce rare Musée International de la Chasse qui offre plus de 3000 objets et oeuvres d'art qui retracent les techniques et coutumes cynégétiques employées depuis le moyen-âge jusqu'à nos jours.
Ce musée compte 14 salles et immenses galeries qui regroupent d'imposantes collections d'armes, dessins, gravures, mais aussi d'expositions sur les types de chasses et de gibiers : chasse à tir, vénerie, fauconnerie... et des nombreux objets d'art inspirés par la chasse : tapisseries, céramiques, bronzes animaliers, les pendules et divers accessoires du chasseur.

Je vous vois venir... Tout d'abord, oui, c'est vrai, nous étions les seuls visiteurs. Bon, on y est pour rien ! N'allez pas croire que nous avions réservé le musée pour nous.
Et certes, j'admets, il nous est difficile de faire une visite d'une bonne heure dans un château regorgeant de coins et de recoins sans avoir l'esprit qui s'égare vers des activités moins... culturelles ! Seul hic, les caméras, omniprésentes, à chaque angle, dans chaque pièce...

Comment, ce n'est pas un problème ?
Heuuuu, non effectivement, mais on est quand même pas des bêtes, même dans un musée qui fait l'apologie de l'hallali et de la biche poursuivie sans relache...

Je vous assure, j'ai tenté de résister, lisant attentivement chaque explication de chaque vitrine, m'émerveillant des fines sculptures et incrustations des crosses de mousquet.

Mais Sultane a des arguments auxquels aucun chasseur ne peut résister, et c'est en bravant l'oeil rond des caméras qu'elle me livra ses appats, annonciateurs d'une chasse qui nous mênerait vite à baisser les armes...
Mais cela est une autre histoire !

jeudi 1 octobre 2009

Conditions Contractuelles

Chère Madame,

C'est avec un infini plaisir que j'accuse réception de votre acceptation sans restriction des conditions contractuelles qui s'appliquent désormais à notre contrat.

Je me permets de joindre en annexe nos récents échanges qui valent pour avenant au présent contrat, et vous rappelle que toute rétractation entraînera de plein droit versement en nature d'une compensation proportionnelle au dédit.

Veuillez agréer, chère Madame, l'expression de mon profond respect.
Message envoyé à 15:02 : Chère madame, nous accusons réception de votre réservation de la gamme complète soft & hard. Certains produits nécessitent toutefois une décharge de l'utilisateur compte tenu des risques potentiels de certaines pratiques.
Message lu à 15:11 : Je soussignée, Sultane, déclare avoir pris connaissance des risques encourrus lors e certaines pratiques et m'emgage b ne demander aucun dommage et intéret pour les risques susnommés...
Message envoyé à 15:33 : Madame, nous avons pris acte de votre commande ferme et définitive. Tte annulation même partielle donnera lieu à règlement en nature...

mardi 29 septembre 2009

Hard Cock

Vous connaissez notre attachement pour la langue de Molière, mais il est des traductions qui prennent tout de suite une autre dimension.

Ainsi, sous ce titre tapageur, vous parlerai-je d'une charmante auberge répondant au nom évocateur du "Coq hardi", où la chair et le vin font de cette escale une étape incontournable pour des sultans amoureux de délices en tous genres.
Encore faut-il apprécier ces vins secs au goût de silex que l'on élève sur les coteaux de Pouilly sur Loire, à deux pas de Sancerre.
Ville et activités historiques s'il en est puisqu'on trouve trace du vignoble de Pouilly dès le Vème siècle sous la forme de "Pauliacum super fluvium ligerim".

C'était donc un domaine gallo-romain datant des débuts de l'époque impériale. Il est formé du nom latin de personne "Paulium" et du suffixe gaulois "accus" (le Domaine de Paulus).
Sans surprise, ce vin trouvera naturellement sa place au sein de la congrégation bénédictine qui donnera alors son plein essor à cet enivrant breuvage qu'est le Pouilly Fumé.

Pour les amateurs et puristes (Les Choup's en particulier...), le Pouilly fumé est issu du " Sauvignon blanc " dont les grappes sont formées de petits grains serrés les uns contre les autres ressemblant à des oeufs de mésange, et que Sultane n'a pas hésité à gober, malgré leur verdeur qui faisait craindre à tort une certaine acidité.

A maturité, ces grains sont recouverts d'une pruine grise, couleur de fumée, d'où l'appellation de "Blanc Fumé" pour désigner les vins de cépage sauvignon. Le qualificatif "fumé" se rapporte également aux arômes et au bouquet reconnaissable entre tous, le célèbre goût de "pierre-à-fusil" qui se dégage du frottement de deux silex).
Mais ce coq hardi réserve d'autres plaisirs auxquels Sultane n'a pas tenté de résister, pas davantage que Sultan, je peux l'avouer...

lundi 28 septembre 2009

L'amoureuse

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Elle ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font d'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

Paul Eluard

jeudi 24 septembre 2009

Sultan terrasé

Le Sultan est une espèce qui se déplace avec vélocité, échappant en général à l'objectif, ou ne livrant qu'une fugace et incomplète image...
Et puis, cet espace n'est-il pas un hommage à Sultane, plus qu'à son Sultan ?

Mais Sultane, qui a plus d'un tour dans son sac, comprit vite que le seul moyen pour capturer l'image convoitée était d'épuiser le Sultan pour qu'il s'abandonne à un bref et réparateur sommeil.

On passera (pour l'instant) sous silence les trésors d'imagination et d'ingéniosité dont elle fit preuve pour obtenir ce résultat...

mardi 22 septembre 2009

Le Cul de la Vallée

C'est bien connu; toutes les deux heures, la pause s'impose. Mais comment choisir LA bonne aire de repos, celle qui vous détendra et sera propice à dégourdir vos muscles andoloris ?

L'intuition, bien sur, l'intuition, et un certain penchant pour faire feu de tout bois...

Aussi, c'est (presque) sans arrière pensée que je te proposai de nous dégourdir les jambes jusqu'à cette proche table d'orientation, croisant au passage un couple de retraités fort affairés à déballer leur repas.


Et ce n'est pas mentir que de préciser que tu fus la première à remarquer dans un éclat de rire un des points remarquables de cette table d'orientation : "Le Cul de la Vallée". L'occasion était trop belle pour ne pas immortaliser ce magnifique clin d'oeil du destin, annonciateur des meilleurs auspices pour notre escapade buccolique.

Robe vite troussée (l'habitude, y a rien de tel pour vite s'exécuter...), la pause fut fite prise et tout aussi vite immortalisée.

C'est étrange, mais il me sembla bien remarquer, en rentrant vers la voiture, le regard courroucé de notre picniqueuse, alors que son mari était étrangement beaucoup moins critique sur ces nécessaires exercices recommandés pour toute pause qui se respecte...

dimanche 20 septembre 2009

Chantier glissant

Hé oui, il ne faut pas toujours croire la presse, fut-elle sur Zigonet...

Qui, en effet, pourrait croire que ces ouvriers, certes surpris par la soudaine intrusion, se sont enfuis avant d'appeler la police !

A-t-on jamais vu un mâle digne de ce nom résister aux appâts de Sultane ?


La réalité est naturellement autre, et je connais au moins un de ces ouvriers qui s'est réjouit de l'aubaine et n'a guère résisté lorsque la coquine s'est attaquée à son ceinturon pour mettre au grand jour ses outils convoités...

En un tour de main, l'objet du désir fut bien vite englouti et des bruits inhabituels pour un chantier montèrent vite entre les échafaudages.

C'était sans compter sur la conscience professionnelle de notre ouvrier, prêt à reprendre le contrôle de la situation.
La belle fut vite retournée et plaquée au plus proche établi, jupe troussée et cul bien haut, et prestement embrochée comme il sied à une telle effrontée.

Sa tâche proprement exécutée, et de peur peut-être de la voir s'enfuir vers d'autres chantiers, le coquin se dit que le meilleur moyen de la garder pour la soif était encore de l'encorder solidement à l'échafaudage, ce qui fut fait avec application.

L'histoire ne dit pas si les autres ouvriers revinrent sur le chantier, et le sort qu'ils auraient alors réservé à cette imprudente donzelle ainsi offerte à toutes les convoitises...

vendredi 18 septembre 2009

Une femme s'exhibe nue sur un chantier

Vienne, Autriche - Une femme s'est précipitée nue sur un chantier, interpellant les ouvriers qui y travaillaient en criant "Qui veut de moi ?".

Un ouvrier qui a assisté à la scène admet volontiers qu'il est chose courante que les employés en bâtiment interpellent les filles qui passent à proximité des chantiers.

Mais lorsqu'une femme blonde s'est rendue sur le site complètement nue en criant aux ouvriers présents "Qui veut de moi ?", ces derniers ont préféré s'enfuir en courant.

Après s'être cachés, les hommes ont appelé la police qui a arrêté l'exhibitionniste. Un porte-parole des forces de l'ordre a expliqué que la femme avait été placée sous observation médicale.

Et un ouvrier d'ajouter : "Personne n'a voulu imaginer ce qui se serait passer si elle avait attrapé l'un d'entre nous".
Paru le 2009-09-18 12:06:00 sur Zigonet

PS : Vous croyez vraiment à la chute de la version officielle ? La suite à venir...

mercredi 2 septembre 2009

Parfum exotique

Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone;

Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l'œil par sa franchise étonne.

Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,
Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.

Baudelaire

mardi 1 septembre 2009

Ecole buissonière

Rentrée des classes, reprise du travail, bouchons et pluie d'automne, cartables qui pèsent sur les dos courbés, mais déjà l'envie de courir dans les champs, de faire l'école buissonière, d'écrire dans les nuages des poèmes d'amour, de suivre ce cancre qui sommeille en chacun de nous...
Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.

samedi 29 août 2009

Les tétons

Sur les tétons, Marot, je pense comme vous :
C’est l’ornement, le trésor d’une belle.
À des tétons qui peut être rebelle ?
L’œil ne peut voir rien de plus doux.
Bienheureuse la main qui les tient à son aise !
Et plus heureuse encor la bouche qui les baise !
Hélas ! pourquoi gêner leur liberté ?
Nul ajustement ne les pare
Comme l’entière nudité.
Ce qu’il faut d’embonpoint, leur élasticité,
L’intervalle qui les sépare,

Ce poli du satin, cette aimable rondeur,
Du bouton incarnat de la rose naissante,
Ce bouton surpassant la forme et la couleur,
Ce transparent tissu de neige éblouissante,
Et l’azur qui dessous se divise et serpente.
Tout est vu, pressé, dévoré,
Le beau tétin, par vous gentiment célébré
Valoit-il les tétons pour lesquels je soupire ?
Mon cher Marot, eh quoi ! ces tétons pleins d’appas
Ne vous font point revoler ici-bas !
J’en remettrois la gloire à votre lyre.

vendredi 28 août 2009

Bureau fripon

Bon, reconnaissons qu'aller au travail accompagnée de ses douces boules de geisha qui gigotent délicieusement au chaud dans ton écrin n'est pas une expérience nouvelle ni rarissime, même si je veille à ne pas en abuser, de peur peut-être que tu ne deviennes accro.

Aussi, un petit challenge supplémentaire est là pour te rappeler qu'il n'est pas bon de prendre des habitudes.

Souviens-toi d'ailleurs de cette fois où je t'avais demandé d'aller les retirer dans les toilettes de ce restaurant et de revenir à table en les tenant austensiblement à la main, bien visibles...

C'est pourquoi je te demandais ce matin là de les déposer en évidence sur ton bureau, provoquant chez toi quelques remarques et hésitations, mais je dois dire qu'une fois encore, tu as parfaitement passé l'épreuve, en atteste ces échanges...

Message envoyé à 10:26 : Tu t'impatientes ? Ou tu frétilles encore pour les sentir masser tes parois ? Allez, va les retirer, lentement, et rapporte les ds ta main, pour les poser un instant sur ton bureau !

Message lu à 10:35 : Encore ttes chaudes et brillantes de ma mouille... Du plus bel effet sur mon bureau...

Message envoyé à 10:40 : Mais tu es terrible ! Il faut vraiment que je trouve un collier bien ajusté à ton cou si je ne veux pas un jour que tu danses nue sur ton bureau sans que je te l'ai ordonné...

jeudi 27 août 2009

Troublantes ombres

Les ombres soulignent davantage encore la tension de certaines scènes, moments fugaces figés par l'objectif, corps abandonné un instant, terrassé par le plaisir...


Liens du plaisir, du désir, mais au delà des cordes, de l'abandon total et de la confiance partagée.





Contours qui s'effacent dans une troublante pénombre, révélant des désirs tourmentés, des corps anéantis...




Coeurs qui battent la chamade, à l'unisson...

mercredi 26 août 2009

Sushi Libertin

Londres, Angleterre : Un restaurant propose maintenant aux clients de manger des sushis disposés sur le corps nu d'une jeune femme répondant au doux nom de Sultane.

C'est une tradition japonaise, appelée Nyotaimori, qui est à l'origine de cette expérience.
Nyotaimori - littéralement "présentation du corps de la femme" - a longtemps été réservé à l'élite japonaise. Mais deux hommes ont décidé de reprendre l'idée dans un restaurant de Londres où un client peut apprécier un dîner composé de sushis disposés sur le corps de Sultane.

M. Carlos, à l'initiative du restaurant avec Nick Hepburn explique : "Nous avons vu l'occasion d'apporter ce genre de dîner traditionnel à Londres pour les clients aventureux; cela n'a rien de commun avec un club de strip-tease...
Vous n'avez probablement jamais mangé de sushis de cette qualité, encore moins présentés de cette façon, et je vous garantis que cela fera parler de lui (le restaurant) pendant de longues années".
Concernant les femmes présentes dans le restaurant, deux conditions sont à remplir : être belle et avoir une bonne peau... conditions naturellement passées haut la main par Sultane...

mardi 25 août 2009

Ange et Démon

J'adore cette faculté que tu as, de te montrer sous un jour calme, posé, (presque) raisonnable, quand un volcan couve en fait, débordant de lave et prêt à m'emporter dans ses langues de feu.

Savoir ce matin que tu allais avec nonchalance saluer tes collègues, alors que tes lèvres porteraient ces anneaux et que cette perle se balancerait m'excitait au plus haut point !

Je ne prétendrai pas que j'ai été surpris lorsque tu t'es exécutée sans hésiter quand je t'ai demandé de les retirer et de les exposer un instant.
Etonnante, délicieusement perverse, coquine à souhait...

Message envoyé à 09:42 : J'espère que chaque pas t'a rappelé par le doux balancement de ce bijou les tendres tourments que je te réserve... N'aurais-tu pas exagérément ondulé des hanches ? Il est temps de les retirer et des les poser un instant sur ton bureau avt de les enfouir ds ton sac... Je t'aime.
Message lu à 09:50 : A coté de ma souris, je caresse la perle et mes lèvres se souviennent et vt porter qques jours la trace de morsure... Te kiffe grave mon amour

lundi 24 août 2009

Rouges Anneaux

Demain, tu revêtiras cette robe rouge si souvent troussée. Revêtir est une image, tant il est vrai que cette simple robe passée sur ta peau nue laisse soupçonner ces trésors à peine voilés qui m'envoutent et m'obsèdent.

Auparavent, tu auras soigneusement huilé ton abricot lisse, t'attardant dans les délicats replis de ce fruit gorgé de miel, puis tu prendras ces anneaux qui quittent rarement ta boite à malice, ainsi que la fine chainette qui les relie, et tu t'en pareras avant de partir au travail.

J'aime à imaginer le balancement de cette perle au bout de sa chaine, le frottement contre la peau fragile de tes cuisses lorsque tu arpenteras les couloirs, la morsure des anneaux sur tes lèvres gonflées.

Je te dirai demain la suite que je donnerai à cet exercice matinal...

jeudi 13 août 2009

La Marche du Concombre

C'est l'histoire de la fille d'Albert
qui s'en revenait sans encombre
du marché de Noeux-Vert
où elle a acheté, entre autre, un concombre,
un concombre ben gros, ben long, ben vert.

Et comme elle transpirait sur la route
en portant son panier,
elle s'arrête au pied d'un peuplier
pour casser la croûte.

V'la donc la fille d'Albert
qui déballe toutes ses affaires
et bientôt passe au légume vert...
Mais à la vue du couteau d'fer
v'la que celui-ci s'met à causer,
implore, demande pitié !


L'écoutant alors s'lamenter
la brave fille est toute apitoyée.

Comme y avait personne sur la route
elle relève tranquillement son jupon
et sans en perdre une goutte
se le carre dans l'oignon.

Une heure après elle était fort aise
et le concombre aussi.
Mais "Viens là encore que j'te baise"
c'est ce qu'elle lui a dit.

Elle s'est alors remise à batt' le beurre
- histoire de l'amuser
et l'a retirer avant qu'il meure
- histoire de l'récompenser.

Quand elle l'a ressorti
elle n'a pas eu crainte
qu'on le mange au repas du soir...
Faut dire qu'il avait pris
une drôle de teinte :
rouge comme un homard !

C'était l'histoire de ce concombre
ben gros, ben long, ben vert,
que la fille d'Albert
ramenait sans encombre
du marché de Noeux-Vert...
(Adapté de "La Marche du Concombre" de Boris Vian)