vendredi 12 juin 2009

Numéro Spécial

En avant première pour nos fidèles lecteurs, nous vous livrons le sommaire du prochain numério d'Union à paraître...

mercredi 10 juin 2009

Chez le Dentiste (version masculine)

Il n'est que justice que ce qui est bon pour toi le soit aussi pour moi... C'est donc avec une malice prononcée que je te glissais incidemment que j'avais rendez-vous aujourd'hui chez mon dentiste.

Je savais que cette discrète information évoquerait chez toi de troublants souvenirs, lors d'un de tes rendez-vous, où je t'avais demandé de glisser ton portable en mode vivreur dans ta grotte chaude et humide, et que je n'avais cessé de t'appeler jusqu'à ce que tu ressortes du cabinet...

Ton intérêt soudain pour l'heure précise de mon rendez-vous me confirma que de délicieuses pensées germait dans ton esprit coquin... A l'heure venue, je t'envoyais ce sms, ultime provocation...
Message envoyé à 11:39 : Dans la salle d'attente.. Je mets mon portable en vibreur dans la poche de mon jogging.

Puis à l'invite de l'assistante, j'entrais dans la salle, glissant mon portable dans ma poche gauche, et prenant place sur le siège médical, bientôt basculé en arrière.

Bien que sur de ce qui allait arriver, le premier message me fit l'effet d'une décharge électrique. Je savais que tu étais aussi excitée que moi, que ces mots écrits à la hâte avaient dû rendre ton souffle court, ton con humide.

Profitant du bref départ du dentiste de la pièce, je dévorais à la hâte ton message, fébrile, mais redoutant aussi que mon fin jogging ne trahisse notre petit jeu.

Message lu à 11:48 : Je t'imagine, offert sur ce fauteuil, les cuisses un peu écartées. Sous mon regard, ta queue s'épanouit ds ton pantalon fin... Je voudrais m'allonger sur toi, frotter nos ventres en electrisant nos peaux. Je te sens, dur et chaud, mon ventre crie mon désir pour toi
Une autre vibration ne tarda pas à iradier dans mon bas-ventre, puis une autre encore...
Message lu à 11:51 : Envie furieuse de poser mds mains sur toi, de parcouris chaque parcelle de ta peau de mes baisers amoureux...

Message lu à 11:53 : Envie folle de me jeter sur toi, de te prendre, de t'aspirer ds mon ventre, de me perdre dans ta chaleur... Tu me rends folle d'amour.
Dire que j'écoutai les explications du dentiste avec peu d'attention est un euphémisme ! J'étais pressé de sortir au grand air, et de t'appeler pour que nous riions ensemble de cette complicité qui nous unit à chaque instant et en tous lieux.

mardi 9 juin 2009

Ô merveillette fente

Je te salue, Ô merveillette fente,
Qui vivement entre ces flancs reluis ;
Je te salue, Ô bienheureux pertuis,
Qui rend ma vie heureusement contente !

C'est toi qui fais que plus ne me tourmente
L'archer volant qui causait mes ennuis ;
T'ayant tenu seulement quatre nuits
Je sens sa force en moi déjà plus lente.

Ô petit trou, trou mignard, trou velu,
D'un poil folet mollement crespelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles :

Tous vers galans devraient, pour t'honorer,
A beaux genoux te venir adorer,

Tenant au poing leurs flambantes chandelles !


Ronsard

vendredi 5 juin 2009

Montée des Marches

A chacun son festival...
Le mien n'a pas son pareil, et il ne déroge pas aux règles immuables de tels événements : On y découvre les charmes de star, les tenues de soirée se font diaphanes et légères, lorsqu'elles ne disparaissent pas totalement.

Les flashs des paparazi crépitent, des breuvages enivrants y coulent à flots, et les jours et les nuits se succèdent en fêtes des sens, à peine ponctués de sommes réparateurs.
Mais il est un rituel où mon égérie excelle plus particulièrement, c'est la montée des marches...

Est-ce l'effet du Jurançon qui me fait tourner la tête ?
Ou bien la douce courbe de l'escalier qui monte en colimaçon vers notre nid d'amour ?
Tu lis en moi comme dans un livre ouvert, et me regarde avec malice et amusement, lisant dans mes yeux (à moins que ce ne fut ailleurs !) l'impatience qui m'envahit à chaque marche que tu gravis.
Tu sais bien qu'on ne joue pas avec moi ainsi sans en assumer toutes les conséquences, mais j'ai appris avec le temps qu'il en fallait plus que quelques menaces de fessées ou autres punitions collectives pour t'effrayer... Monte donc, ma colombe...

dimanche 31 mai 2009

Crème de carotte au safran et moules

Voici un potage rempli des saveurs de la mer qui nous changera des différentes bisques habituelles. J’aime beaucoup l’accord entre le safran et la moule qui est souligné par la carotte.

Ingrédients Pour 4 personnes : 1 kg de moules de Bouchot, 1 l de fumet de poisson, 1 verre de vin blanc sec, 4 grosses carottes, 1 gros oignon, 2 tiges de céleri, 1 blanc de poireau, 15 cl de crème, 4 brins de cerfeuil, 2 pointes de safran, beurre, poivre et sel.

Préparation : Eplucher les carottes et les couper en petits cubes, Eplucher l’oignon et l’émincer grossièrement, Nettoyer le poireau et le débiter en rondelles, Nettoyer les tiges de céleri et les couper en petits cubes, Hacher finement le cerfeuil.

Cuisson des moules : Nettoyer les moules et les passer sous l’eau. Vérifier qu’elles sont toutes bien fermes, Verser le vin dans une casserole et faire chauffer à feu vif et à couvert. Il faut que la casserole soit très chaude et remplie de vapeur. Ajouter les moules et les laisser cuire dans la casserole jusqu'à ce qu’elles soient ouvertes (plus ou moins 5 minutes). Bien remuer la casserole pendant la cuisson de manière à ce que la cuisson soit uniforme. La cuisson est terminée quand les moules sont ouvertes. Décortiquer les moules et les réserver au chaud. Filtrer le jus de cuisson et le réserver.

Préparation de la crème de carottes : Faire fondre une noisette de beurre à feu moyen dans une casserole ou une grande sauteuse. Ajouter l’oignon, le poireau, le céleri et les carrosses. Laisser fondre sans colorer pendant 5 minutes. Verser le fumet de poisson et le jus de cuisson des moules. Laisser réduire pendant 15 minutes à feu doux. Mixer le tout avec un mixeur plongeant. Ajouter le safran. Saler et poivrer à votre convenance. Ajouter les moules décortiquées et la crème. Laisser chauffer 2 minutes.

Servir dans des assiettes creuses chaudes en parsemant le tout avec le cerfeuil haché.

jeudi 28 mai 2009

Cavalcade

Tailler une pipe... Quelle vilaine expression ! Quoique, en y regardant mieux, il existe une certaine poésie dans l'origine de celle-ci !

"Faire une pipe" signifiait simplement "rouler une cigarette", à l'époque où celles-ci étaient uniquement confectionnées avec du tabac à rouler et du papier fin.

Le geste manuel des femmes créant la cigarette avec dextérité sous leurs doigts, allié au léchage du papier pour que celui-ci soit parfaitement enveloppant, a enflammé l'imagination des hommes... et leur vocabulaire.

Finalement, tu ne démérites pas quand je me livre sans retenue à tes doigts experts et à ta langue lutine. Hummm, tu joues de mon impatience, alternant petits coups de langue timides, et voracité lorsque tu me prends jusqu'à la racine...

Tu sais combien j'aime voir tes joues se creuser, pompant sans vergogne ma tige cramoisie, puis abandonnant à dessein cette infernale sucion lorsque tu sais la fin proche, pour revenir presque timidement sur le gland à la peau fine et tendue.


Seul dilemne qui t'habite : Me mener au sommet pour que jaillisse mon miel épais sur ta langue, miel que tu savoures avec gourmandise, ou préférer en tapisser ton ventre et le mêler au tien...
J'avoue être incapable d'afficher une préférence, tant tu excelles dans les deux issues. Une seule chose est vraie : tu me combles sans limite et chaque instant est une voute étoilée qui brille dans mes yeux et me rend heureux chaque jour...

lundi 25 mai 2009

Le Doigt dans le Vagin

Ouvre ta chair ; je sais la mort de l’impuissance.
Au bout du bras coulé dans les aines, serpent,
Mon doigt peut t’enfiler tant que ma verge pend
Et soûler ton désir rageur de jouissance.

Le sens-tu, comme il entre avec une chaleur,
Et se promène et te caresse toute rouge
Tandis que ton grand corps se contracte, et que bouge
Le clitoris extasié par la douleur.

II s’enfonce, mon doigt pénétrant, il te perce.
Ton vagin vorace et vallonné qui s’exerce,
Intarissablement liquide autour de lui,
Tête et gargouille, bouche encore puérile,
Et trompe avec mon doigt consolateur l’ennui
De la trêve imposée à la vigueur virile.

Extrait de "La femme" de Pierre Louÿs

samedi 23 mai 2009

Inspection Académique

J’aime ce rituel auquel tu te plies de bonne grâce, comme un prélude incontournable à nos nuits d’ivresse, et qui ravit mes sens et te laisse toujours prête à toutes les étreintes. Nous en rions, lorsqu’évoquant cette incontournable “inspection”, un mot suffit à ce que tu t’accroupisses sur le bord du lit, ou sur un Voltaire aux bras accueillants. Quel autre mot que cul pourrait venir à l’esprit.
C’est bien un cul que tu m’offres, creusée, cambrée. Un cul généreux aux globes pâles que soulignent les premières traces de bronzage cultivées avec soin, une croupe fendue sur ce sillon encore sage. Tu soupires car tu sais que je te détaille, que mes yeux gravent chaque pli de tes chairs offertes.
J’admire ce sillon charnu, pose mes doigts à la jointure de tes cuisses, appuyant lentement pour décoller tes grandes lèvres, et qu’elles dévoilent comme à regret tes petites lèvres encore fripées, babines bistres qui cachent encore ton puits.

Une pression un peu plus forte suffit à les ouvrir enfin, à dévoiler leur face rosée, à épanouir la fleur carnivore de ta vulve humide. Tu halètes déjà, en écho au sang qui gonfle inexorablement ces chairs intimes. Je te décris cette métamorphose, tes petites lèvres qui s’étirent entre pouce et index, grossissent, deviennent des nymphes rouges et brillantes.
Ton con palpite comme une bouche gourmande, appelle ma bouche, mes doigts.
Tu sens mon souffle, tu sais mes narines frémissantes sous les effluves enivrantes de ton miel qui coule déjà de ton puits et tapisse chaque repli de ton con.

Ce parfum me grise, tu le sais, tu te tends pour m’inviter à cueillir ce nectar. Ma langue plonge enfin, pointue, dure, et se perd dans les plis de ta vulve incarnat. Je lèche, suce, aspire, mordille, embouche, lape chaque perle de miel. Du bout de la langue, j’écarte tes petites lèvres maintenant lissées et gonflées, les dispose comme deux pétales charnus et arrondis qui bornent l’entrée de ton vagin entre-ouvert. Ainsi étirées, ton bouton se dévoile enfin, laissant poindre son capuchon à la commissure des lèvres, invite à l’effleurer du bout de ma langue.
Le contact provoque en toi comme une décharge électrique, un spasme qui projette ta croupe vers ma bouche. Je veux t’ouvrir davantage, me saouler de ta mouille, t’amener plus près encore de l’orgasme. Mon index glisse vers ton anneau rouge, dessine des petits cercles pour l’ouvrir doucement, puis satisfait du résultat, plonge soudain avec ses frères jusqu’à la dernière phalange.

Tu te cabres dans un cri, puis t’abandonnes à leur présence, les acceptes en te cambrant davantage, m’offrant le velours de tes parois gonflées. Ils dansent maintenant lentement, découvrant à l’aveugle les contours de ta grotte chaude et humide qui exhale ce parfum entêtant, pendant que ma langue continue son manège sur ton clitoris maintenant fier et pointant avec insolence, le branlant comme une petite queue.
Je sais que tu réclames maintenant ton dû, que tu veux que je me fonde en toi, que nos corps ne fassent qu’un. Comme moi, tu réclames mon miel, ma sève d’homme. Tu gardes tes dernières forces pour happer mon sexe dur au fond de ton ventre, le serrer entre tes parois gonflées de sang. Tu veux sentir les flots chauds et épais frapper tes chairs à vif.
Je retire lentement mes doigts, les lèche avec délectation avant de saisir sans ménagement tes hanches pleines. Tu gémis, tes reins s’immobilisent, m’offrant ton sexe béant, guettant l'instant fugace où tu sentiras le contact de mon gland rond et gonflé, et nous plongeons ensemble dans une danse de l'amour, qui nous conduit ensemble au confins du plaisir. Lorsque nous revenons de cette contrée lointaine, la chaleur des flammes qui dansent dans la cheminée redonne vie à nos corps anéantis, heureux, amoureux, unis...

vendredi 15 mai 2009

Ô

Alors on la fit avancer, trébuchant un peu, et elle se sentit debout devant le grand feu, auprès duquel les quatre hommes étaient assis : elle sentait la chaleur, et entendait crépiter doucement les bûches dans le silence. Elle faisait face au feu. Deux mains soulevèrent sa cape, deux autres descendaient le long de ses reins après avoir vérifié l’attache des bracelets : elles n’étaient pas gantées, et l’une la pénétra de deux parts à la fois, si brusquement qu’elle cria. Quelqu’un rit. Quelqu’un d’autre dit : « Retournez-la, qu’on voie les seins et le ventre. »
On la fit tourner, et la chaleur du feu était contre ses reins. Une main lui prit un sein, une bouche saisit la pointe de l’autre.
Mais, soudain elle perdit l’équilibre et bascula à la renverse, soutenue dans quels bras ? pendant qu’on lui ouvrait les jambes et qu’on lui écartait doucement les lèvres ; des cheveux effleurèrent l’intérieur de ses cuisses.

Elle entendit qu’on disait qu’il fallait la mettre à genoux. Ce qu’on fit. Elle était très mal à genoux, d’autant plus qu’on lui défendait de les rapprocher, et que ses mains liées au dos la faisaient pencher en avant. On lui permit alors de fléchir un peu en arrière, à demi assise sur les talons comme font les religieuses. « Vous ne l’avez jamais attachée ? — Non, jamais. — Ni fouettée ? — Jamais non plus, mais justement… » C’était son amant qui répondait. « Justement, dit l’autre voix.
Si vous l’attachez quelquefois, si vous la fouettez un peu, et qu’elle y prenne plaisir, non. Ce qu’il faut, c’est dépasser le moment où elle prendra plaisir, pour obtenir les larmes. »
On fit alors lever O et on allait la détacher, sans doute pour la lier à quelque poteau ou quelque mur, quand quelqu’un protesta qu’il la voulait prendre d’abord, et tout de suite – si bien qu’on la fit remettre à genoux, mais cette fois le buste reposant sur un pouf, toujours les mains au dos, et les reins plus haut que le torse, et l’un des hommes, la maintenant des deux mains aux hanches, s’enfonça dans son ventre.

Il céda la place à un second. Le troisième voulut se frayer un chemin au plus étroit, et forçant brusquement, la fit hurler. Quand il la lâcha, gémissante et salie de larmes sous son bandeau, elle glissa à terre : ce fut pour sentir des genoux contre son visage, et que sa bouche ne serait pas épargnée.
On la laissa enfin, captive à la renverse dans ses oripeaux rouges devant le feu...

mardi 12 mai 2009

Coeur de Lion

Hardi, hardi, pourfendons l'ennemi et troussons ses damoiselles pour reconquérir notre terre françoise !
Bon, l'exercice demande certes un peu d'imagination, mais nos fidèles lecteurs savent que nous n'en manquons pas...

Et si les champs de colza poussent en général dans les plaines alluvionnaires, les châteaux-forts poussent, eux, plutôt au sommet des falaises marneuses, ce qui nécessite un peu de travail d'approche et quelques efforts, pour une fois sans rapport avec la bagatelle.

C'est donc avec entrain que nous gravissons le sinueux sentier caillouteux qui nous conduit vers les imposantes murailles de ce réputé Château-Gaillard qui fût, comme chacun sait, le dernier rempart à l'invasion de nos cousins grand-bretons.
Tout Coeur de Lion qu'il fût, le valeureux et bouillant Richard, duc de Normandie et Roi d'Angleterre, avait sous-estimé la ruse de nos ancêtres lorsqu'il fit ériger cette forteresse sur la falaise qui surplombe les rives de la Seine.
L'histoire rapporte qu'il fallut sept mois de siège à Philippe-Auguste pour décider de se lancer à l'assaut du dernier bastion, qu'il prit après avoir comblé le fossé et percé un trou à la base du mur du châtelet.

Fort heureusement, ta reddition fut plus rapide et la prise de tes derniers remparts nécessita moins de valeureux guerriers qu'il n'en fallut à Philippe-Auguste !
Je n'irai pas jusqu'à dire que la brèche était déjà largement prête à être percée, et que le bélier qui donna l'assaut final ne connut pas de grand dommage...
Bon, voilà que je m'égare encore, et le récit historique pour lequel, toi, passant sur le net, étais venu, s'égare à nouveau en gaudrioles et autres exercices que la morale réprouve.
Mais comprends moi : la coquine ne perd jamais une occasion de me tenter, et s'embarrasse peu de ses légers vêtements, ou des promeneurs alentour, lorsque le soleil lui caresse la peau !

lundi 11 mai 2009

Jaune

C'est bien connu; le grand air, ça creuse... Surtout après avoir gravi quelques antiques murailles et arpenté des sentiers pentus.
Ces immenses champs de colza ne sont-ils pas l'endroit idéal pour papillonner et picniquer ? Mais chaque chose en son temps !
On a dit "manger", pas batifoler, enfin, pas encore...










C'est dingue, ça, cette impatience qui te dévore. Comment ? Je ne suis pas le dernier à m'en réjouir ? OK, j'admets... Mais un homme reste un homme : Beaucoup plus performant lorsqu'il est rassasié.

Tu vois, cela fait un bien fou de grignoter au milieu des champs, de sentir cet air encore un peu frais que le soleil fait vite oublier.
Non, c'est décidé, je terminerai d'abord mon dessert, sans rien perdre, avant de passer à d'autres tentations...
Mais, que fais-tu ? Bon, le colza est haut, mais la route n'est pas loin, comme nous le rappelle une voiture qui passe à quelques dizaines de mètres.
Tu n'en as cure, et te glisse déjà entre les rangs de grappes jaunes, et fais glisser en un tour de passe-passe ton petit haut coloré.
Humm, tu es belle dans cette mer jaune, palpitante, tellement désirable. Cet air fripon qui tend tes seins...
Viens vite, allonge-toi sur cette couverture (bon, on peut aimer la campagne, mais un peu de confort ne fait pas de mal !); tu sens déjà mon poids, mes bras qui te ceinturent. Tu devines mes mains qui font glisser en un tour de main mon pantalon.

Déjà, je suis sur toi, en toi, d'une seule poussée, tant ton impatience est grande de m'accueillir au fond de ta grotte. L'heure est n'est pas aux tendres préliminaires ! Je te prends tel un garçon de ferme pressé de terminer son affaire, à grands coups de reins, te labourant avec force, comme un papillon épinglé au sol.
Nos cris se mêlent enfin lorsque mon miel chaud arrose ton écrin, te laissant inerte au milieu de cette océan végétal...

vendredi 8 mai 2009

Parcours de Santé

Joli mois de mai, et ses envies de virées champêtres qu'il provoque chez tous les tourtereaux normalement constitués...

Rien de plus facile lorsque votre passagère sait se montrer patiente et attendre l'étape pour profiter des paysages bucoliques et s'émerveiller du balai des abeilles butineuses.

Mais lorsque vous avez Sultane à vos côtés, la route, aussi courte soit-elle, ne peut qu'être émaillée d'imprévus.

Prise de soudaines et irrésistibles envies, elle ne rate pas une occasion de distraire le conducteur attentif et appliqué, quittant vite la ligne d'horizon pour disparaître entre entre les deux sièges, et se livrer à un manège démoniaque !

Dans ces conditions, la première aire venue est la seule issue honorable qu'il vous reste, et si celle-ci a un petit air familier, rassurez-vous, ce n'est pas une coïncidence !
On ne reviendra pas sur les atouts de cette aire de Beauchêne, ses allées ombragées, et son... parcours de santé ! Le sport n'attend pas...
Et Sultane est prompte à montrer l'exemple et à inviter son homme à un peu d'activité physique pour le détendre...

samedi 2 mai 2009

Le temps du muguet

Il est revenu le temps du muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner le long des quais
Jusqu'au banc où je t'attendais
Et j'ai vu refleurir
L'éclat de ton sourire
Aujourd'hui plus beau que jamais


Le temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets déjà se sont fanés

Pour nous deux rien n'aura changé
Aussi belle qu'avant
Notre chanson d'amour
Chantera comme au premier jour


Il s'en est allé le temps du muguet

Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année pour se faire oublier
En partant il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s'aimer pour s'aimer longtemps.

Francis Lamarque

jeudi 30 avril 2009

Sur mes genoux

Viens. Ce n'est pas une invite, c'est un ordre.
Tu peux feindre de t'en émouvoir, marquer un instant d'hésitation, tenter un regard craintif. L'illusion sera presque parfaite !
Mais je sais. Je sais que ton coeur s'emballe, que tes reins dictent déjà leur loi, que ta volonté vacille.
Bien sur, c'est totalement inconvenant, presque irrationnel, indigne de la femme libérée que tu es. Mais tu t'exécutes, frémissante.
Je suis assis sur le bord du lit, encore engoncé dans mon complet sombre, et tu te plies pour te mettre en position sur mes genoux, cette position qui te prive de voir et exacerbe tes autres sens. Ma main gauche vient se poser sur ton dos, le plaquant avec autorité. Tu gémis.


Avec une lenteur calculée, ma main fait glisser le tissu de ta robe, dévoilant ton cul blanc que je dévore des yeux.
Mes doigts glissent un instant dans le sillon offert, cueillant au passage ton miel qui trahit ton impatience, mais ne s'attardent pas; le temps n'est pas encore aux tendres ébats, et tu le sais.
Tu retiens ton souffle quand ma main droite s'écarte de ton cul; tu l'imagines levée, prête à s'abattre sur ta peau tendre.
La première claque t'arrache un cri de surprise, bruit sec, brûlure soudaine.
Mais déjà, ma main s'écarte. Je te sens te raidir un peu, tentant de deviner l'instant où elle plongera à nouveau.
La deuxième est plus forte, plus autoritaire, puis ma main joue une partition où les claques se succèdent, sans rythme précis, te surprenant, te laissant parfois quelques instants dans une attente figée.
J'assiste à la lente transformation de cette sphère qui se teinte de rouge, se strie de larges traces de doigts.
Tes gémissements ont laissé place à des râles qui ponctuent chaque claque, tu aspires maintenant à d'autres attentions. Ta croupe obéit aux lois immuables, se tend, s'offre, s'ouvre pour appeler le mâle...

vendredi 17 avril 2009

La plus blanche des colombes

La plus blanche des colombes s'est envolée : j'ai
Le droit de t'aimer !
Dans la fenêtre discrète hésite la porte discrète.
L'arbre silencieux est entré dans la pièce silencieuse.
Tu es proche comme si tu ne demeurais pas ici.


Dans ma main tu prends la grande fleur :
elle n'est pas blanche, pas bleue, pas rouge – pourtant,
tu la prends.
Où jamais elle ne fut, elle restera toujours.
Nous ne fûmes jamais, nous resterons donc chez elle.

Marc Dupuy

vendredi 10 avril 2009

La Masturbation entres les Seins

Mon long priape qui pantelait contre moi
S’érupe et bat, fouetté de sang par une envie
Furieuse de chair humide… Ah ! couche-toi !
Mais clos ton sexe comme une bouche assouvie.

C’est de l’étreinte des mamelles qu’il est fou.
À cheval sur l’arc blanc du torse qui se cambre
J’allonge entre les seins jusqu’aux douceurs du cou,
Entre les caressants et flasques seins, mon membre.

Il disparaît sous les replis exubérants
Que serrent, traversés par des frissons errants,
Les paumes de tes mains aux doigts dressés. Il bouge,

Et le filet s’irrite au sternum, et le gland
Braqué, cingle ta face avec le jet brûlant
Qui pleure de ta joue en flot strié de rouge.

Extrait de "La femme" de Pierre Louÿs

lundi 30 mars 2009

Ta vulve d’ambre

Viens, blanche sur le divan rouge, viens baiser.
Tes pieds se crispent à la sanglante peluche
Ta vulve d’ambre sera la petite ruche

Où le miel de ma mentule ira s’épuiser


Tu cambres les reins ! Cochonne ! Ah ! tu tends le ventre !
Tu veux la douleur profonde et l’humidité
Brûlante du lent coït qui n’a pas juté
Mais qui remonte et s’enfonce, qui sort et rentre.








Me voici donc. Le divan sourd criera sous nous
Étreins mes reins dans l’étau fort de tes genoux


Accueille en toi mon pénis libidineux, chère,
Et ce sera quelque étreinte à devenir fou
Et ma pine en rut brûlant comme une torchère
Grossira tant que fendre les bords du trou.

Extrait de "La femme" de Pierre Louÿs


samedi 28 mars 2009

Après l'Effort...

Comme chaque dimanche matin, j'étais parti tôt à ma salle de sport, te laissant assoupie, et préférant le calme pour mon heure et demi de musculation.

Cela faisait plus d'une heure que j'avais commencé, quand le claquement sec de la porte d'entrée attira à peine mon attention, tout à l'effort de lever régulièrement les masses de fonte.

C'est à peine si je tournais la tête, et la surprise fut grande quand je découvris que c'était toi qui était entrée, et que nous étions seuls dans la salle de sport. Tu avais encore bien calculé ton coup, car je lus tout de suite dans tes yeux brillants que ma séance allait vite prendre une tournure inhabituelle !

Sans attendre, sans un mot, tu t'es accroupie entre mes jambes, ta main est venue se plaquer sur mon short, et tes doigts ont commencé leur ouvrage, flattant mon sexe à travers le tissu, l'éveillant avec assurance et un brin de perversité.
Je tentais bien d'ignorer ton manège, craignant que la porte ne s'ouvre à nouveau et qu'on ne nous suprenne ainsi, mais déjà, tu délaissais un instant mon short, et te redressant, tu saisis mon maillot à deux mains et le fis glisser avec autorité par dessus ma tête.
Puis tu t'attaquas à mon short et mon boxer, leur réservant le même sort, m'intimant l'ordre de reprendre ma position, cuisses écartées, bras relevés et muscles bandés.

Tu t'écartas un instant, satisfaite de ton oeuvre, contemplant mon corps nu en sueur, offert avec indécence en ce lieu, et te jetas bien vite sur ta proie, engloutissant d'une traite ma queue au fond de ta gorge, et malmenant sans ménagement la fine peau veinée et mes boules glabres et tendues.

Sans doute satisfaite, et m'ordonnant de rester ainsi écartelé, tu te redressas, me tournant le dos, et prenant appuis sur les lourds montants, tu n'eus pas de mal à m'enjamber et à pointer mon dard à l'entrée de ton puits, toujours prêt, t'immobilisant un instant.
Puis tu te laissas tomber presque brutalement, t'empalant d'une traite, et m'arrachant un râle qui en disait long sur mon impatience. Inutile de préciser que j'avais renoncé à actionner cette machine, tout à la ronde de ton cul qui tanguait maintenant à un rythme soutenu, se levant pour retomber dans une danse effrenée qui eut bientôt raison de nous deux, et nos cris se mêlèrent comme nos sèves, jets chauds et épais que ton ventre recueilli avec avidité...

vendredi 27 mars 2009

Douce Attente

Douce attente, jours qui s'écoulent comme les grains du sablier.
Souffle retenu sur les promesses de nos corps embrassés, de nos doigts enlacés,
Emerveillement de te regarder assoupie, allanguie, comblée, femme... Je t'aime.


jeudi 26 mars 2009

En levrette

Il me plaît que ce soir, pour te faire un enfant,
Je te saillisse par-derrière et que tu prennes
À genoux la posture ignoble des chiennes
Sous mon ventre de Mâle obscène et triomphant.

La glace qui s’étend près des draps et m’obsède,

Réfléchira l’accouplement nu de nos corps
Et je me courberai sur ta croupe en dehors,
Comme Zeus amoureux, penché sur Ganymède.











Car tu seras, malgré tes longs cheveux de blé,
L’illusoire abandon d’un éphèbe enculé
Dont le rectum s’avive aux chaleurs de la verge

Et mes doigts, en pressant les poires de tes seins,
Évoqueront un androgyne aux yeux malsains
Jouissant avec des virulences de vierge.

Extrait de "La femme" de Pierre Louÿs